Les 5 Meilleurs Livres d’Alain Mabanckou

Alain Mabanckou est un brillant écrivain d’origine congolaise. Il a vu le jour le 24 février 1966 à Pointe-Noire, au Congo Brazzaville.

Contrairement à d’autres auteurs, le romancier provient d’une famille assez modeste. Sa mère vendait des bananes dans un marché local. Quant à son père adoptif, il travaillait dans un hôtel de la ville.

Malheureusement, son vrai géniteur n’a pas assumé sa paternité. Celui-ci a abandonné Pauline pendant sa grossesse…

Enfant, Alain Mabanckou découvre la lecture grâce à sa figure paternelle. Roger avait l’habitude de lui rapporter les SAS et les San Antonio ramassés à son lieu de service.

Son parcours scolaire s’achève sur un Baccalauréat en Lettres et Philosophie obtenu au Lycée Karl Marx de Brazzaville. Plus tard, il intègre l’université publique Marien Ngouabi.

L’obtention d’une bourse académique en Licence le propulse vers d’autres horizons. À l’âge de 22 ans, Alain Mabanckou s’envole pour la France.

Trois ans après, il commence à publier quelques recueils par ci par là. Toutefois, son premier roman majeur intitulé Bleu-Blanc-Rouge sort en 1998 chez Présence Africaine.

Lors de sa publication, il bénéficie d’un incroyable succès ! La même année, Alain Mabanckou remporte le Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire.

Sa carrière littéraire reste prolifique et constante, entre romance et poésie. Verre cassé et Mémoires de porc-épic figurent parmi les ouvrages les plus demandés de sa bibliographie. 

D’ailleurs, ce dernier a remporté le prestigieux Prix Renaudot en 2006 !

Pour mieux vous familiariser avec cet écrivain original et esthète, voici un top 5 de ses meilleurs livres.

Verre cassé (2005)

Verre cassé fait partie des meilleurs livres d’Alain Mabanckou. Il a été publié chez Seuil au cours de l’année 2005.

Son style unique et sa verve inhabituelle ont convaincu les jurys de nombreux prix littéraires : le Prix Ouest-France/Étonnants Voyageurs, le Prix des Cinq Continents de la Francophonie, le Prix du livre RFO.

Il fut aussi nominé au Prix Renaudot. Malheureusement pour lui, cette académie a décidé de récompenser Nina Bouraoui pour Mes mauvaises pensées.

Verre cassé est à la fois le titre d’un roman et le surnom du personnage principal. Chaque jour, il élit domicile dans le bar “Le crédit a voyagé”. 

L’Escargot Entêté, gérant de ce lieu commun atypique, veille sur ses clients avec une affection toute particulière. C’est ainsi qu’il découvre le talent d’écrivain de son client.

Verre cassé va donc se lancer dans une épopée littéraire hors du commun. Armé d’un vocabulaire unique, il raconte à sa façon le quotidien du bar.

Au fil des pages, le lecteur part à la rencontre des protagonistes de Verre cassé. Le narrateur y mêle ses réflexions personnelles, le vécu des autres ainsi que le fruit de leur imagination.

En plus de cette légèreté apparente, Alain Mabanckou s’attaque aussi aux relations entre trois catégories de personnes :

Primo, les natifs du pays qui y vivent depuis toujours. Secundo, ceux qui ont décidé de s’expatrier en occident. Tertio, les candidats à l’immigration n’ayant pas réussi à atteindre leur objectif. 

Verre cassé fait partie des 10 meilleurs livres africains contemporains selon The Guardian, un quotidien anglais. Raison de plus pour le lire sans tarder !

Mémoires de porc-épic (2006)

Mémoires de porc-épic est le 6e roman d’Alain Mabanckou. Publié en 2006 chez Seuil, il a été distingué par le Prix Renaudot.

Rares sont les fois où le narrateur d’un bouquin est un animal. Et pas n’importe lequel ! Il s’agit du porc-épic, un rongeur originaire d’Afrique et d’Asie.

Son pelage se compose essentiellement de poils et de piquants afin de le protéger contre les prédateurs nocturnes. Par ailleurs, ils possèdent une substance vénéneuse capable de provoquer une septicémie.

Ici, le porc-épic sert de “double” à un homme dénommé Kibandi. Dans la mythologie africaine, les êtres humains peuvent en avoir deux types. 

D’une part, il y a les doubles pacifiques qui œuvrent pour la protection du prochain, recherchent uniquement le bien. 

D’autre part, les doubles nuisibles sont voués au mal. Leur intention principale est de blesser, calomnier, pourchasser voire tuer.

Dans ce livre d’un genre spécial, le porc-épic confie ses secrets de vie à un baobab. Ce désir de confession soudain est dû au fait que le double sait sa mort prochaine. Kibandi et lui sont liés à vie !

Mais un fait inattendu se produit. Pendant que le premier décède suite à un assassinat, l’animal reste en vie. Profitant de cette chance inouïe, le porc-épic décide de redorer son blason perdu.

Mémoires d’un porc-épic conte aussi l’initiation mystique effectuée par le père de Kibandi un demi-siècle plutôt. Ainsi, le lecteur peut découvrir les dessous des secrets africains… 

Black bazar (2009)

Black bazar peut être considéré comme l’ovni de la bibliographie d’Alain Mabanckou. Reconnu comme l’un des meilleurs livres de cette année, il n’a malheureusement remporté aucun prix.

Après le succès épique de Verre cassé et Mémoires d’un porc-épic, Black bazar semble éloigner l’auteur du succès. Mais il n’en est rien !

L’intrigue nous plonge au cœur de la vie d’un individu surnommé Fessologue par ses compagnons.

Au pays, sa principale activité consiste à se saper. Exit les tissus ternes et sombres, place aux coloris vifs et gais. 

Le placard idéal du sapeur contient des costumes multicolores, des chaussettes dépareillées, des cravates à motifs graphiques.

Comme tant d’autres congolais partis à l’étranger, Fessologue a élu domicile à Paris au cœur du 18e arrondissement.

Une fois sur place, il côtoie la misère de ses semblables. Son minuscule appartement peine à abriter ses nombreux espoirs. 

Avec Black bazar, Alain Mabanckou nous entraîne dans une excursion inédite, au sein de la communauté congolaise de France. 

Hélas, les traits dépeints par le romancier ne sont pas si flatteurs. En effet, la haine et la jalousie gangrènent ce groupe hétérogène. Pire, chacun de ses membres semble se complaire dans une médiocrité effrayante.

Fort de son contenu exceptionnel, ce livre fut traduit dans plusieurs langues. Son synopsis fut également adapté au théâtre.

Parmi les lieux de représentation recensés figurent le Lavoir moderne parisien, le Festival d’Avignon et le Los Angeles Theatre Center pour ne citer que ceux-ci.

Les cigognes sont immortelles (2018)

Les cigognes sont immortelles est l’avant-dernier livre de la bibliographie d’Alain Mabanckou. Publié chez son éditeur historique Seuil, il a reçu plusieurs critiques littéraires favorables.

Le protagoniste principal de ce roman est un jeune adolescent âgé de 13 ans. Élève au Collège des Trois-Glorieuses de Brazzaville, il prépare avec assiduité son certificat d’études primaires.

Malheureusement, l’actualité politique de son pays bascule du jour au lendemain. Un coup d’État militaire met fin à la carrière et à la vie de Marien Ngouabi, le président du Congo.

S’en suit une chasse aux sorcières qui aboutit au décès de plusieurs figures du régime. Cette même période favorise aussi l’ascension de Denis Sassou Nguesso.

La trame de ce bouquin donne la part belle à ses personnages principaux. Il y a Michel, l’enfant insouciant. Sa mère Pauline et son beau-père Roger veillent précautionneusement sur lui. 

Plus tard, le lecteur fait aussi la connaissance des oncles Luc Kimboula-Nkaya, Mompéro, Jean-Pierre Kanina, Martin Moubéri… 

La deuxième femme de Roger et le chien Mboua Mabé complètent ce tableau hétéroclite.

Les cigognes sont immortelles explorent l’histoire profonde de ce grand pays d’Afrique Centrale. Le romancier profite aussi de l’occasion pour mettre en lumière le tribalisme institutionnalisé.

Le 31 octobre de cette même année, l’ouvrage entre dans le Top 10 des meilleurs livres (catégorie roman) vendus en France.

Bleu-Blanc-Rouge (1998)

Bleu-Blanc-Rouge est le premier ouvrage de sa longue carrière d’écrivain. Présence Africaine l’a publié et diffusé auprès du grand public dès 1998.

Sur la forme, le roman comprend quatre parties distinctes intitulées “Ouverture”, “Le pays”, “Paris”, “Fermeture”.

Au début, le lecteur fait connaissance avec Massala-Massala, le personnage principal. Celui-ci semble perdu au milieu de ses pensées. 

Pour y remettre de l’ordre, il décide de retourner aux origines, à l’Ouverture. Dans cette section, l’auteur nous ramène à sa vie d’avant…

Vient ensuite la seconde partie qui retrace le quotidien de ce protagoniste à Pointe-Noire (Congo). 

On y découvre aussi la vie de Moki, un ami qui réside à Paris. Entre les cadeaux, les transferts d’argent et les dons, sa famille ne manque de rien.

Bien évidemment, le retour de l’enfant prodige ne passe pas inaperçu. Moki est reçu en grandes pompes par les siens : famille, amis, voisins…

Ce dernier prend plaisir à raconter sa vie de parisien, suscitant également des convoitises chez les uns et les autres. Naturellement, Massala-Massala décide aussi de partir vivre en occident.

Grâce au coup de pouce de Moki, le narrateur arrive enfin en France. Mais la réalité est radicalement différente des promesses colorées. Devra t-il dire adieu à son rêve Bleu-Blanc-Rouge ?

Pour en savoir plus, rendez-vous à la fin de ce petit chef d’œuvre littéraire.

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