Romans d’Anticipation : Les 5 Meilleures Dystopies

Qu’est-ce qui fait une bonne dystopie ?

Pour moi, une bonne dystopie, c’est celle où on se dit « c’est clairement le futur vers lequel nous nous dirigeons ».

Alors oui, peut-être pas à ce point mais vous voyez l’idée : une bonne dystopie doit dépeindre un futur crédible. Et si l’idée d’un tel futur vous donne des frissons dans le dos, alors c’est que nous avons à affaire aux meilleures dystopies.

Je suis personnellement fan des romans dystopiques, aussi appelés « romans d’anticipation ». Si je ne les ai pas tous lus, j’en ai quand même lu un paquet. Et certains d’entre eux se démarquent clairement des autres. J’ai donc eu l’idée de rédiger cet article : ma petite sélection des meilleures dystopies.

Si vous êtes à la recherche de votre prochaine lecture, vous avez toqué à la bonne porte.

Sommaire

    1984 : La Dystopie Iconique

    Difficile de faire une liste des meilleurs livres traitant de dystopie sans parler de 1984 de Georges Orwell. Un classique parmi les classique à qui l’on doit d’ailleurs la fameuse expression « Big Brother ».

    Alors qu’il a été publié en 1949, ce célèbre ouvrage se déroule, vous l’aurez compris, en 1984. Le monde d’Orwell ne prévoit que trois nations de la taille d’un continent, dont au moins une est supervisée par un gouvernement omniprésent et vigilant.

    Vous connaissez sûrement l’histoire : nous sommes en 1984 et Winston vit dans un monde régi par l’ingérence de l’État où même les pensées intimes sont un crime. Je crois qu’Orwell avait le pouvoir de voyager dans le futur et de revenir. C’est pourquoi il a écrit un livre si visionnaire.

    Ce qui est le plus étonnant dans cette œuvre de fiction, c’est la construction méticuleuse du monde qu’Orwell a entreprise. Sur la base de ses observations de la société au bord de la guerre froide, Orwell a conçu des mécanismes complexes avec tant de soin et de connexion à la vie réelle qu’il est facile de voir comment cet autocratique monde fictif monde pourrait effectivement exister. Et cela sans même parler de l’histoire elle-même – un voyage effrayant et inattendu qui garantit que 1984 continuera de résister à l’épreuve du temps.

    Synopsis officiel :

    « De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston…

    Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire. 

    Fahrenheit 451, Ray Bradbury

    Situé dans un monde que beaucoup d’entre nous trouveraient cauchemardesque, Fahrenheit 451 de Ray Bradbury est l’histoire de Guy Montag, un « pompier » qui perd ses illusions avec son travail – pour le dire simplement, il est chargé de mettre le feu à des livres, plutôt que d’éteindre les incendies.

    Malheureusement, la courte durée de l’attention de la société n’appelle plus à la lecture des livres, et l’État autoritaire veut empêcher les gens de trop penser (voire pas du tout). Ce à quoi le gouvernement ne s’attendait pas, c’est que Montag ouvre son esprit aux mystères de la parole écrite et commence une quête pour essayer de sauver ces livres, ainsi que l’esprit de ceux qui l’entourent. La peur rouge des années 1940, qui a vu l’Amérique en proie à un sentiment anticommuniste proche de l’hystérie, a incité Bradbury à écrire cette histoire d’amour éternelle des livres.

    Mais l’avertissement de Bradbury contre une censure accrue est intemporel, peut-être plus important que jamais à notre époque de Big Data.

    Synopsis officiel :

    Dans une société futuriste cauchemardesque, les pompiers n’éteignent plus les incendies, mais sont chargés de brûler livres et bibliothèques. Un jour, l’un d’entre eux, Guy Montag, découvre le plaisir de la lecture, et entre ainsi en résistance… Une dystopie en forme d’hommage à la littérature, et un grand roman de science-fiction, qui amène à réfléchir sur le pouvoir des médias et les dangers de la censure.

    Des questionnaires progressifs de compréhension et d’analyse du texte – Des exercices de vocabulaire à partir de champs lexicaux – Des activités d’expression orale – Des travaux d’écriture – Des activités Histoire des arts – Des activités numériques – Une interview imaginaire de Ray Bradbury – Les grands thèmes de l’oeuvre : 1. Un avertissement funeste 2. Une réflexion sur l’homme et la société – Deux groupements de textes : 1. Des dangers de la culture et de la lecture 2. Dystopies et univers cauchemardesques. 

    Le Meilleur des Mondes, Aldous Huxley

    Dans ce classique dystopique, le gouvernement de l’État mondial de l’année 2540 après JC contrôle la population non pas en lui disant quoi penser, mais en l’engourdissant de bonheur.

    Êtes-vous un Alpha, un Bêta ou un Gamma ? Sûrement pas un Delta… La géniocratie – c’est-à-dire les hiérarchies sociales basées sur l’intelligence – est le sujet principal de sans doute la troisième dystopie la plus connue au monde (je vous laisse deviner les deux premières), dans laquelle les contrôleurs mondiaux ont créé une société utopique où tout le monde est heureux – ou du moins, prend des « pilules de bonheur ». Notre héros est le psychologue Bernard qui semble seul dans ses sentiments de mécontentement, et aspire à se libérer.

    Pour moi, Le meilleur des Mondes est la dystopie ultime.

    La chose la plus frappante et donc la plus mémorable de ce roman est la façon dont il montre que l’État n’a pas besoin d’interdire les livres ou de torturer les dissidents pour les faire taire.

    Le synopsis officiel :

    Voici près d’un siècle, dans d’étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains  » sauvages  » dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des  » Alphas « , génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd’hui, il nous paraît même familier…

    Nous Autres, Eugène Zamiatine

    Dans une ville de verre scintillante d’un futur lointain, les humains vivent comme des androïdes – sans émotion, sans passion et sans nom.

    Chaque humain est identifié par un numéro et un seul d’entre eux, le mathématicien D-503, semble se rendre compte qu’il peut faire certaines choses et penser les choses différemment.

    Alors qu’il découvre ses propres sentiments à travers ses relations avec les autres, les lecteurs en apprennent davantage sur les conventions étranges de ce système totalitaire – et les conséquences qu’on encourt à le défier…

    Si l’intrigue de ce roman d’anticipation vous semble familière, c’est parce qu’elle a inspiré de nombreux romans dystopiques acclamés par la suite, tels que 1984 et Le Meilleur des Mondes. Publié en 1921, il fut un précurseur absolu pour ce genre. Au-delà de son originalité, « Nous autres » brille également dans sa prose – ses phrases volontairement abruptes et son langage sec soulignent à la fois la qualité carrée du narrateur mathématicien et l’austérité du monde dans lequel il vit.

    Le synopsis officiel :

    « …On nous attacha sur des tables pour nous faire subir la Grande Opération. Le lendemain, je me rendis chez le Bienfaiteur et lui racontai tout ce que je savais sur les ennemis du bonheur. Je ne comprends pas pourquoi cela m’avait paru si difficile auparavant.

    Ce ne peut être qu’à cause de ma maladie, à cause de mon âme. »Ainsi parle D-503, un homme des siècles futurs. Il vit dans une société qui impose fermement l’Harmonie sous la direction du Guide. Or D-503 qui participe activement à l’expansion de cette organisation à l’échelle interplanétaire en arrive à l’autocritique, à la dénonciation, au rééquilibrage psychique.C’est en 1920 que le Soviétique Eugène Zamiatine a conçu cette politique-fiction. Il y aborde, pour la première fois, les mécanismes de l’Utopie au niveau existentiel. La porte poussée, Aldous Huxley et George Orwell vont s’engouffrer dans le corridor.Yvon Hecht 

    La Servante Ecarlate, Margaret Atwood

    L’Amérique est dominée par une secte religieuse. Les femmes sont domestiquées et subordonnées aux hommes. Les femmes fertiles sont excessivement plus précieuses et désirées.

    Au milieu de tout cela se trouve Defred, une jeune femme forcée de porter des enfants pour des hommes de la classe dirigeante. Le monde de « La servante écarlate » est très différent de la plupart des autres mondes que nous lisons dans les romans dystopiques bien connus.

    L’accent mis sur l’expérience des femmes, cependant, n’est pas la seule qualité extraordinaire de ce livre. Le style non conventionnel d’Atwood et les intrigues alternées permettent aux lecteurs de démêler cet univers complexe à leur propre rythme avant que l’intrigue ne dégénère en une fin grandiose, cimentant le chef-d’œuvre d’Atwood comme l’un des grands piliers de la fiction dystopique.

    « La servante écarlate » a fait l’objet d’une adaptation télévisée, avec Elisabeth Moss et Samira Wiley, été nominée pour de nombreux prix.

    Le synopsis officiel :

    Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. 
    Paru en 1985, La Servante écarlate est aujourd’hui un classique de la littérature anglo-saxonne et un étendard de la lutte pour les droits des femmes. Si la série adaptée de ce chef-d’œuvre a donné un visage à Defred, celui d’Elisabeth Moss, cette nouvelle traduction révèle toute sa modernité ainsi que la finesse et l’intelligence de Margaret Atwood. La Servante est un roman polysémique, empli de références littéraires et bibliques, drôle même… et c’est à nous, lecteurs, de découvrir ses multiples facettes

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