Dans quel ordre lire la série Maigret de Georges Simenon ?

Georges Simenon est un auteur belge, né en 1903 et décédé en 1989, en Suisse. C’est un auteur très prolifique et polyvalent. Sous une vingtaine de pseudonymes, il a produit : romans, nouvelles, essais, contes et articles.

Mais nous nous intéressons aujourd’hui à sa série la plus célèbre, celle du commissaire Maigret.

Si le nom vous parle, c’est probablement que vous avez vu l’une des adaptations en série télévisée, téléfilm ou film, du charismatique commissaire.

La série du Commissaire Maigret compte plus de quatre ving livres.

Quels sont les livres de la série ? Par quoi commencer ? Y a-t-il un ordre de lecture ?

Toutes les réponses dans cet article !

Quelques livres de la collection Tout Maigret
Sommaire

    Commissaire Maigret : Chronologie et ordre lecture

    Nous sommes dans la France des années 30.

    C’est l’entre-deux guerres, les personnages et les décors font affectueusement penser aux romans d’Agatha Christie.

    La nuance avec n’importe quel polar s’inspirant de cette époque : une folle simplicité des histoires.

    Tout d’abord, on suit un homme simple : le commissaire Jules Maigret. La quarantaine, carrure imposante, fumeur de pipe, c’est un profil typique de cette époque.

    Ensuite, là où d’autres enquêteurs se concentrent sur les preuves, se compliquent la vie à écrémer les évidences et le visible, Maigret se concentre sur les Hommes. Fin profiler, c’est en disséquant la nature humaine, ses vices et ses faiblesses, qu’il réussit à dénouer la plupart de ses enquêtes.

    Mais comme on vous l’a dit, loin des thrillers psychologiques complexes, les affaires de Maigret sont étonnamment simples.

    Attention, elles ne manquent pas de piquant ou de suspense ; elles savent juste habilement vous entrainer puis vous surprendre par leur dénouement.

    C’est l’une des recommandations idéales pour quelqu’un qui souhaite débuter avec le genre « crime et mystère ».

    La série « Maigret » compte en tout 82 titres.

    Voici dans l’ordre de parution, les titres de la série « Maigret » :

    1. Pietr-le-Letton (1931)
    2. Le charretier de la Providence (1931)
    3. Monsieur Gallet, décédé (1931)
    4. Le pendu de Saint-Pholien (1931)
    5. La tête d’un homme (1931)
    6. Le chien jaune (1931)
    7. La nuit du carrefour (1931)
    8. Un crime en Hollande (1931)
    9. Au rendez-vous des Terre-Neuvas (1931)
    10. La danseuse du Gai-Moulin (1931)
    11. La Guinguette à deux sous (1931)
    12. Le port des brumes (1932)
    13. L’ombre chinoise (1932)
    14. L’Affaire Saint-fiacre (1932)
    15. Chez les flamands (1932)
    16. Le fou de Bergerac (1932)
    17. Liberty bar (1932)
    18. L’écluse N°1 (1933)
    19. Maigret (1934)
    20. Les nouvelles enquêtes de Maigret (1944) –recueil de nouvelles –
    21. Menaces de mort (1942)
    22. Maigret revient… (1942)
    23. Les caves du Majestic (1940)
    24. La maison du juge (1942)
    25. Cécile est morte (1944)
    26. Signé Picpus (1944)
    27. Félicie est là (1942) ;
    28. L’Inspecteur Cadavre (1943) ;
    29. La pipe de Maigret (1947)
    30. Maigret se fâche (1947)
    31. Maigret à New York (1947)
    32. Maigret et l’Inspecteur malgracieux (1947) –recueil de nouvelles-
    33. Les vacances de Maigret (1948)
    34. Maigret et son mort (1948)
    35. La Première Enquête de Maigret (1949)
    36. Mon ami Maigret (1949)
    37. Maigret chez le coroner (1949)
    38. Maigret et la vieille dame (1950)
    39. L’amie de madame Maigret (1950)
    40. Maigret et les petits cochons sans queue (1950) –recueil de nouvelles
    41. Les mémoires de Maigret (1951)
    42. Un Noël de Maigret –recueil de nouvelles- (1950)
    43. Maigret au « Picratt’s » (1951)
    44. Maigret en meublé (1951)
    45. Maigret et la grande perche (1951)
    46. Maigret, Lognon et les gangsters (1952)
    47. Le révolver de Maigret (1952)
    48. Maigret et l’Homme du banc (1953)
    49. Maigret a peur (1953)
    50. Maigret se trompe (1953)
    51. Maigret à l’école (1954)
    52. Maigret et la jeune morte (1954)
    53. Maigret chez le ministre (1954)
    54. Maigret et le corps sans tête (1955)
    55. Maigret tend un piège (1955)
    56. Un échec de Maigret (1956)
    57. Maigret s’amuse (1957)
    58. Maigret voyage (1957)
    59. Les scrupules de Maigret (1958)
    60. Maigret et les témoins récalcitrants (1959)
    61. Une confidence de Maigret (1959)
    62. Maigret aux assises (1960)
    63. Maigret et les vieillards (1960)
    64. Maigret et le voleur paresseux (1961)
    65. Maigret et les braves gens (1962)
    66. Maigret et le client du samedi (1962)
    67. Maigret et le clochard (1963)
    68. La colère de Maigret (1963)
    69. Maigret et le fantôme (1964)
    70. Maigret et se défend (1964)
    71. La patience de Maigret (1965)
    72. Maigret et l’affaire Nahour (1966)
    73. Le voleur de Maigret (1967)
    74. Maigret à Vichy (1968)
    75. Maigret hésite (1968)
    76. L’ami d’enfance de Maigret (1968)
    77. Maigret et le tueur (1969)
    78. Maigret et le marchand de vin (1970)
    79. La folle de Maigret (1970)
    80. Maigret et l’homme tout seul (1971)
    81. Maigret et l’indicateur (1971)
    82. Maigret et monsieur Charles (1972)

    82 livres, c’est beaucoup. Heureusement, il existe une version compilée en dix volumes, aux éditions Omnibus :

    1. Tout Maigret T. 1
    2. Tout Maigret T. 2
    3. Tout Maigret T. 3
    4. Tout Maigret T. 4
    5. Tout Maigret T. 5
    6. Tout Maigret T. 6
    7. Tout Maigret T. 7
    8. Tout Maigret T. 8
    9. Tout Maigret T. 9
    10. Tout Maigret T. 10

    Doit-on lire la série « Maigret » de Georges Simenon dans l’ordre ?

    Plusieurs qui l’ont lue, vous diront que non, il n’est pas nécessaire de lire la série Maigret dans un ordre précis.

    Il n’existe pas de dépendance forte entre les titres, permettant ainsi d’apprécier par n’importe quel bout.

    Voici à présent quelques recommandations pour qui veut découvrir les enquêtes de Maigret.

    Maigret et le corps sans tête

    Ce roman est une parfaite introduction à l’univers de Maigret. On est à Paris, terrain par excellence des enquêtes de notre commissaire.

    Des mariniers ont un beau matin repêché des morceaux d’un corps. Alertée, la police drague le fleuve et récupère ici et là les restes d’un homme inconnu qui a été soigneusement démembré. Pour l’instant, aucune tête à l’horizon. Comment identifier le corps ? Qui est le malheureux disparu ?

    Dans ses recherches, Maigret rentre dans un café avec la seule intention de faire usage du téléphone. Il rencontre alors Aline Calas, une tenancière taciturne qui n’est pas plus alertée que ça par l’absence prolongée de son mari Omer. À ses côtés, un coursier nommé Antoine dont on devine trop aisément les sentiments coupables qui le lient à la maitresse de maison.

    Si déjà les soupçons de Maigret se clarifient, il faudra à l’autopsie, l’identification d’une cicatrice d’opérations, pour que l’on puisse faire le lien entre l’inconnu du lac et le regretté monsieur Calas. Enfin, regretté ? Cet homme manquera-t-il vraiment à l’humanité ? N’a-t-il pas mérité son sort ?

    Il faut creuser avec Maigret les intentions derrière le crime, le passé de dame Aline et les turpitudes de son présent, pour déplorer mais comprendre ce qui a motivé le tueur à poser son acte.

    Ce roman est la parfaite illustration, d’une enquête de Maigret. Le méchant ne serait pas si méchant ? Les motifs sont-ils ceux que l’on pense ? Qui doit-on plaindre ? Que doit-on comprendre de la nature humaine ? L’humain, l’humain, l’humain.

    Pietr-le-Letton : Le Premier Maigret

    C’est le tout premier livre de la série officielle Maigret !

    S’il n’est pas l’archétype du style Maigret, il représente la parfaite transition pour un habitué des polars classiques qui veut se convertir à Maigret.

    Tout héros a besoin d’un ennemi juré. Et même si celui-ci ne durera que le temps d’un épisode de la série, il aura à lui seul coché toutes les cases du bon méchant.

    Pietr-le-Letton est ce méchant mythique. Détestablement élégant, intelligent et rusé, à même de glisser entre les doigts de tout Interpol et de n’importe quel policier, Maigret compris ?

    Une rumeur dit que le vilain arriverait sur Paris en gare du Nord en provenance de Bremen. Maigret se propose pour l’interpeller à sa sortie de train et qui sait le coffrer pour toujours.

    Premier coup de théâtre, à la sortie du train, aucune trace du bonhomme. On devra fouiller le train, pour retrouver dans les toilettes le corps sans vie d’un malchanceux tué par balle. Qui est-ce ? Notre bien-aimé méchant. Quelle déception, mourir si vite ? Qui l’a tué, un complice craignant dénonciation ? Un inconnu ?

    Ce qui est sûr, c’est que l’on ne le regrettera pas. Mais, surprise, surprise, voilà que Maigret aperçoit sortant d’une riche demeure, Pietr. N’est-il pas mort ? Qui est cet homme ? Il faut le suivre.

    D’un hôtel de luxe à un coin malfamé où il ne fait pas tache et où toute sa distinction s’est envolée ? Serait-on juste face à un sosie ou Pietr le ressuscité serait bipolaire ?

    De rebondissements en rebondissements, on démêlera le vrai du faux. Et la promesse d’une lecture plus que palpitante est largement remplie.

    Mon ami Maigret

    Si le personnage de Maigret vous intrigue, « Mon ami Maigret » est l’un des livres de la série qui en dit le plus sur le commissaire et sa méthode d’enquête.

    Vous serez alors semblable à l’inspecteur Pyke, venu tout droit de Scottland Yard pour en apprendre plus sur la fameuse méthode Maigret. Si sur Paris il n’y a point d’enquête assez ardue pour requérir les talents d’enquêteur de monsieur Maigret, les îles de Poquerolles seront alors le terrain de jeu idéal.

    Pressé par sa hiérarchie, Maigret se rendra avec son apprenti sur les traces du coupable du meurtre d’un certain Marcellin. Le défunt dit-on se serait vanté d’être un ami de Maigret. Mais en fait, on apprendra qu’il n’a fait que fréquenter une prostituée qui elle était une amie du commissaire.

    Il faut à présent élucider le meurtre d’un personnage que l’on n’a pas envie de regretter. Il se trouve d’ailleurs qu’il aurait été maitre chanteur… Serait-ce là le motif de sa mort ? Serait-ce lié à ses camaraderies coupables ? Quels motifs pour quels potentiels coupables ?

    On est en plein à la découverte de la méthode Maigret et de l’homme derrière la méthode : son caractère. Simenon en profite aussi pour faire le portrait d’un choc des cultures : des citadins à la campagne, des touristes à l’étranger, policiers britanniques et policiers français… Des contrastes intéressants à déguster au fur et à mesure de l’enquête.

    Maigret hésite

    Pour cette nouvelle enquête, avec Maigret, nous mettons les petits plats dans les grands, pour un court séjour dans la haute société de l’époque.

    Tout commence par une lettre. La missive alerte la police : un crime sera commis prochainement. Si la police n’aura pas tous les détails dans un premier temps, on finira par identifier la demeure de la famille Parendon comme étant le futur théâtre du potentiel méfait.

    Le commissaire se retrouve à enquêter deux jours durant au milieu du faste de cette famille d’avocats fortunés. Il faudra attendre le troisième jour, pour que le crime ait lieu.

    La secrétaire de Me Parendon, sera retrouvée égorgée sur sa table. Qui est le coupable ? Le volage mari, laid, mais brillant et louche par sa vive passion pour l’article 64 du Code pénal ? L’épouse déçue qui prétend ne plus rien ressentir pour son cher et tendre pour lequel elle n’a d’ailleurs plus aucune attraction ? L’un des deux étudiants du maitre ? Qui a pu assassiner cette sympathique jeune personne ?

    Le cœur de l’enquête a deux volets : le fameux article 64 et l’étude des motifs de chacun. L’article 64 du Code pénal dirait que « Il n’y a ni crime, ni délit, si l’accusé est au moment des faits dans un état de démence ou sous l’emprise d’une pulsion irrésistible ». Comment un tel texte s’interprète-t-il ? Sera-ce de la moindre utilité pour le meurtrier ? D’ailleurs qui est le coupable ?

    Qui est Georges Simenon :

    Photo de Georges Simenon

    Comme la très longue série « Maigret » a pu vous le démontrer, Georges Simenon ne manque pas d’inspiration. Le compte au sujet de ses écrits n’est pas assez clair ; on lui prête la rédaction de 193 romans et 158 nouvelles voir plus ou moins.

    Le décompte est rendu difficile, car l’homme a signé ses œuvres sous plus de 27 pseudonymes différents. Ce que l’on peut confirmer toutefois, c’est qu’il a écoulé plus de 550 millions d’exemplaires de ses œuvres.

    L’originalité de Simenon, il la tient de ses années de jeunesse. Ses premières amours l’ont conduit à l’art et en fréquentant bohémiens et marginaux, il a renforcé sa créativité naturelle.

    Si dans un premier temps du point de vue littéraire, il laissait libre cours à cette folie créatrice, il faudra la rigueur de son premier éditeur pour lui signifier : vous êtes trop littéraire, faites simple !

    Après maints efforts, il intègrera ce principe de simplicité qui est devenu presque comme une signature dans ses œuvres. Cela et son attrait pour la psychologie.

    Simenon, décortique l’humain, ses motifs, ses émotions et sa psyché ; pour lui, « il n’y a ni coupable ni innocent mais des culpabilités qui s’engendrent et se détruisent ».

    Et c’est exactement par ces convictions qu’est construit le personnage de l’empathique Maigret.

    close

    Hey salut 👋
    Ravi de vous voir sur le blog

    Inscrivez-vous pour recevoir des recommandations de livres de qualité dans votre boîte de réception, chaque mois.

    Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

    Laisser un commentaire

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.