Les 3 Meilleurs Livres de Milan Kundera

Milan Kundera est un écrivain français d’origine tchèque qui s’est exilé en France en 1975 et est devenu citoyen français naturalisé en 1981. Il se considère comme un écrivain français et insiste sur le fait que son œuvre devrait être étudiée comme de la littérature française et classée comme telle dans les librairies.

L’œuvre la plus connue de Kundera est L’insoutenable légèreté de l’être. Avant la révolution de velours de 1989, le régime communiste en Tchécoslovaquie a interdit ses livres. Il vit pratiquement incognito et parle rarement aux médias. Concurrent perpétuel pour le prix Nobel de littérature, il a été nominé à plusieurs reprises.

Quels sont les meilleurs livres de Milan Kundera ? Voici la question à laquelle je vais tenter de répondre.

J’en ai sélectionné trois.

L’insoutenable légèreté de l’être : Le Meilleur Livre de Kundera

Cet article a beau être subjectif, la première place elle laisse peu de place à la subjectivité.

Je pense que l’on peut affirmer sans sourciller que le meilleur livre de Milan Kundera est l’insoutenable légèreté de l’être.

Il s’agit du cinquième roman de Milan Kundera, écrit en 1982 et publié pour la première fois en 1984, en France.

L’intrigue, qui se situe à Prague en 1968, s’articule autour de la vie des artistes et des intellectuels, dans le contexte de la Tchécoslovaquie du Printemps de Prague en 1968, puis de l’invasion du pays par l’URSS.

Milan Kundera raconte l’histoire d’une jeune femme amoureuse d’un homme tiraillé entre son amour pour elle et son incorrigible frivolité. On y suit aussi l’une de ses maîtresses et son humble et fidèle amant.

Ce magnifique roman juxtapose des lieux géographiquement éloignés, des réflexions brillantes et ludiques et une variété de styles, pour prendre sa place comme peut-être la réalisation majeure de l’un des plus grands écrivains du monde.

L’insoutenable légèreté de l’être est le roman le plus connu de Milan Kundera et sans nul dote son meilleur livre.

Synopsis officiel :

« Qu’est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu’est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu’est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l’invraisemblable crinière, qui prononce d’une voix sombre : « Es muss sein ! » Qu’est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d’être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli. »

Risibles Amours : L’un des Meilleurs romans de Kundera

Comment parler des meilleurs livres de Kundera sans parler de « Risibles amours » ?

C’est une collection d’histoires qui sont apparues pour la première fois à Prague avant 1968, mais qui ont ensuite été interdites.

Les sept histoires concernent toutes l’amour, ou plutôt les jeux érotiques complexes et les stratagèmes employés par les femmes et surtout les hommes alors qu’ils tentent de composer avec des besoins et des pulsions.

L’attirance sexuelle est présentée comme un jeu qui tourne souvent au vinaigre, une expérience qui apporte avec elle des aperçus douloureux et libère l’incertitude, la panique, la vanité et un besoin constant de se rassurer.

Ainsi, un jeune couple en vacances commence un jeu de simulation qui menace de détruire leur relation, deux hommes d’âge moyen partent à la recherche de filles qu’ils ne veulent pas vraiment, un jeune homme renoue avec une femme plus âgée qui se sent humiliée par son corps vieillissant, un médecin âgé utilise sa belle épouse pour augmenter son attirance et pourvoir à sa vanité sexuelle.

Dans Risibles Amour, Milan Kundera se montre, une fois de plus, en maître des illusions et des surprises les plus gracieuses de la fiction.

Le synopsis officiel :

«  »Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ? »Son frère se taisait, et Édouard poursuivit : « Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou. C’est exactement la même chose avec le monde qui nous entoure. Si tu t’obstinais à lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux. Et prendre au sérieux quelque chose d’aussi peu sérieux, c’est perdre soi-même tout son sérieux. Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou. » »

L’Ignorance : Un Chef d’Œuvre de Milan Kundera

L’Ignorance est un roman de Milan Kundera, écrit en français en 2000 et paru en France en 2003. Ce roman traite de l’histoire de deux tchèques, Irena et Josef qui ont émigré en 1968, après l’échec du Printemps de Prague, et qui une vingtaine d’années plus tard, y reviennent comme Ulysse revient dans son île après deux décennies d’Odyssée.

Quand la révolution de velours renverse le régime communiste tchécoslovaque, Iréna effectue à contrecœur un voyage à Prague pour revoir son pays. Là, elle retrouve Josef, un homme qui avait tenté de la séduire alors qu’elle vivait en Tchécoslovaquie. Lui-même, exilé au Danemark, est revenu pour quelques jours dans sa patrie natale.

À travers cette histoire, Kundera revient sur son expérience de la chute du communisme en Tchécoslovaquie et écrit un roman sur la nostalgie, questionnant la possibilité de ne pas vouloir rentrer dans le pays que l’on a fui. Par là, il s’interroge sur la vision homérique de l’exil et revient à de nombreuses reprises sur le personnage d’Ulysse, le « plus grand nostalgique » de tous les temps. Si la nostalgie est un sentiment obligatoire, nécessaire, pour les émigrés, il apparaît tel dans ce livre surtout aux yeux de la civilisation, alors que les émigrés eux-mêmes ne l’éprouvent pas fatalement.

Le Synopsis Officiel :

 » Sur l’avenir tout le monde se trompe. L’homme ne peut être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai ? Peut-il vraiment le connaître, le présent ? Est-il capable de le juger ? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connaît pas l’avenir pourrait-il comprendre le sens du présent ? Et si nous ne savons vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu’il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine ? « 

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