Les romans de Yasmina Khadra ne demandent pas de suivre une chronologie stricte. L’ordre de parution donne un fil simple, mais le choix du premier livre dépend surtout de l’ambiance recherchée. La vraie question est de choisir le premier livre qui donne le meilleur accès à son univers, puis d’utiliser l’ordre de publication pour replacer les autres titres autour de ce départ. Si vous cherchez dans quel ordre lire Yasmina Khadra, vous êtes au bon endroit.
L’Ordre express selon ChronoLivre
Yasmina Khadra écrit surtout des romans indépendants, mais les enquêtes du commissaire Llob gagnent à être lues ensemble. L’ordre de parution reste utile pour parcourir toute la bibliographie.
Commencez par Le Dingue au bistouri, puis lisez La Foire des enfoirés, Morituri et L’Automne des chimères.
Poursuivez avec Double blanc et La Part du mort si vous voulez rester avec le commissaire Llob.
Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat et Ce que le jour doit à la nuit peuvent se lire séparément.
Les livres dans l’ordre de publication
Les livres de Yasmina Khadra sont classés par année de parution. Les romans indépendants peuvent se choisir librement ; pour le commissaire Llob, gardez simplement l’ordre des tomes.
- Le Dingue au bistouri
- La Foire des enfoirés
- Morituri
- L’Automne des chimères
- Double blanc
- Les Agneaux du Seigneur
- À quoi rêvent les loups
- L’Écrivain
- L’Imposture des mots
- Les Hirondelles de Kaboul
- Cousine K
- La Part du mort
- La Rose de Blida
- L’Attentat
- Les Sirènes de Bagdad
- Le Quatuor algérien
- Ce que le jour doit à la nuit
- La Longue Nuit d’un repenti
- L’Olympe des infortunes
- Œuvres, t. 1
- L’Équation africaine
- Les Chants cannibales
- Algérie
- Les anges meurent de nos blessures
- Qu’attendent les singes
- La Dernière Nuit du Raïs
- Dieu n’habite pas La Havane
- Ce que le mirage doit à l’oasis, Yasmina Khadra et Lassaâd Metoui
- Khalil
- L’outrage fait à Sarah Ikker
- Le Sel de tous les oublis
- Pour l’amour d’Elena
Faut-il lire les Yasmina Khadra dans l’Ordre ?
Faut-il nécessairement lire les livres de Yasmina Khadra dans l’ordre ?
La réponse est non, à quelques exceptions près…
Yasmina Khadra a écrit une série de romans policiers, celle du commissaire Llob.
Cette série de romans est constituée de 4 livres dont voici l’ordre de parution :
Ces quatre livres ont été compilés dans un seul livre : Le Quatuor algérien.
A part ces 4 romans, les romans de Khadra peuvent être lus dans n’importe quel ordre. Aucun roman n’est lié à l’autre par une quelconque intrigue. Il y a juste quelques thématiques fétiches de l’auteur qui reviennent souvent.
Si vous êtes là juste pour la liste des livres de Khadra et leur ordre de publication, vous pouvez vous arrêter là.
Mais si vous voulez en savoir plus sur l’auteur, vous pouvez continuer la lecture.
Qui est Yasmina Khadra ?

Yasmina Khadra est le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul.
Son père, officier de l’ALN blessé en 1958, veut faire de lui un soldat en l’envoyant dès l’âge de neuf ans dans un lycée militaire, où il fait toutes ses études avant de servir comme officier dans l’armée algérienne pendant 36 ans. Durant la période sombre de la guerre civile algérienne dans les années 80-90, il est l’un des principaux responsables de la lutte contre l’AIS puis le GIA, en particulier en Oranie.
Moammed Moulessehoul choisit en 1997, avec le roman Morituri, d’écrire sous pseudonyme. Diverses raisons l’y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher : l’intolérance.
Il démissionne de l’armée algérienne en 2000, pour se consacrer à sa vocation: l’écriture, et choisit de s’exprimer en langue française. Après un court passage au Mexique, il vient s’installer en 2001, en France, où il habite encore aujourd’hui. En 2002 dans « L’imposture des mots », Khadra-Moullessehoul répond aux attaques qui fustigent son passé militaire.
Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en particulier, en prenant ses deux prénoms, Yasmina Khadra, et ne révèle son identité masculine qu’en 2001 avec la parution de son roman autobiographique « L’Écrivain ». Son pseudonyme féminin est effectivement composé du prénom de son épouse et l auteur déclare, avec beaucoup d amour, à ce sujet : « J’ai choisi le prénom de mon épouse comme pseudonyme par simple reconnaissance, par gratitude ». Et son identité tout entière est dévoilée dans « L’imposture des mots » en 2002. A cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.
Parmi ses ouvrages, on peut citer « Morituri » (Baleine, 1997), « L’automne des chimères » (Baleine, 1998), « A quoi rêvent les loups » (Julliard, 1999) et « Cousine K » (Julliard, 2003), où se déploie le « style Khadra » alliant lyrisme, métaphores inattendues, dépouillement et poésie. Style qui atteint son apogée avec « L’Attentat » (Julliard), retenu par les jurys du Goncourt et du Renaudot en 2005 et titulaire du prix des libraires 2006.
En 2010, l’auteur délaisse pour un temps le sujet du conflit au Moyen-Orient, au cœur des « Hirondelles de Kaboul » (2002) et « Les Sirènes de Bagdad » (2006), pour écrire un conte moral : « L’Olympe des infortunes. »
Les romans récents (2024-2026)
Yasmina Khadra n’a rien perdu de sa prolixité. En août 2024 paraît Cœur d’amande (éditions Mialet-Barrault), son trentième roman : l’histoire de Nestor, rejeté par sa mère et atteint de nanisme, qui cultive l’empathie et la résilience au pied du Sacré-Cœur, à Barbès.
En mars 2026, l’auteur revient chez Flammarion avec Le Prieur de Bethléem : un éditeur parisien enlevé se voit soumettre le manuscrit d’un moine palestinien, à travers lequel se raconte la tragédie d’une terre meurtrie.