Les 5 Meilleurs Livres de Romain Gary


Avec Romain Gary, le bon premier livre dépend surtout du ton que vous cherchez : une lecture évidente, un roman plus personnel ou un titre qui donne tout de suite envie de continuer. La vraie question est de choisir un livre qui correspond vraiment à l’envie derrière cette recherche. Si vous voulez resserrer la sélection, vous êtes au bon endroit.

Le meilleur selon ChronoLivre

Si vous ne devez lire qu’un seul Romain Gary :

Le meilleur

Les racines du ciel : considéré comme son chef-d’œuvre.

Les racines du ciel

Publié le 05 octobre 1956 chez Gallimard, Les racines du ciel peut certainement être considéré comme l’un des meilleurs livres de Romain Gary. 

Deux mois plus tard (novembre 1956), l’ouvrage remporte avec brio une récompense majeure : le prix Goncourt. Le public français a réellement adoré son contenu…

L’intrigue se déroule vers les années 50, au milieu du 20e siècle. Morel (le personnage principal) décide de militer en faveur de la vie animale. Il ne désire qu’une chose : empêcher l’extermination des éléphants en Afrique.

Pour accomplir sa mission, il doit se rendre sur place. Mais les choses ne se passent pas comme prévu…

Le projet de Morel n’est pas vu d’un très bon œil par les autorités coloniales. En effet, les éléphants constituent une source importante d’ivoire, une matière naturelle très prisée. Par ailleurs, l’animal en lui-même représente de la viande. Beaucoup de viande ! Un éléphant abattu peut nourrir tout un village.

Face à de tels arguments, Morel a-t-il une chance de s’en sortir ?

Notons aussi que ce roman se déroule au moment où les désirs d’indépendance fleurissent çà et là. En Afrique Équatoriale Française par exemple, plusieurs événements sanglants ont lieu en parallèle.

Les racines du ciel a été adapté deux fois. La première au cinéma en 1958 et la seconde sous forme de comédie musicale en 2010.

La promesse de l’aube

“Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele d’Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !”

Impossible de n’avoir jamais lu ou entendu ces paroles prophétiques prononcées par Mina Owczyńska, la mère de Romain Gary. Elle était intimement convaincue de la réussite de son fils.

La promesse de l’aube est un roman autobiographique paru en 1960. Dès sa publication, les lecteurs l’adoptent immédiatement. 

Environ 1,1 million d’exemplaires ont été tirés en format de poche depuis 1973; tous écoulés avec succès !

La promesse de l’aube est une sorte de grand puzzle. Chaque pièce relate un souvenir, une histoire, un espoir, une rencontre…

Dès sa naissance, Mina promet à son fils un glorieux destin. Et pour y arriver, elle ne lésine sur aucun moyen !

L’actrice de théâtre devient tour à tour chapelière et gérante d’hôtel. Le moindre penny gagné est dédié à l’éducation de sa progéniture.

Des professeurs particuliers tentent de révéler le talent caché de Romain. Chant, danse, dessin, piano, escrime, tir au pistolet… rien n’est laissé au hasard. 

Finalement, ce sera l’écriture. Pendant les années vécues à Nice puis à Paris, le romancier passe ses journées à écrire. 

Ces exercices répétés finissent par produire des fruits. À partir de 1935, Romain Gary publie des nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire très célèbre. La suite on la connaît…

En somme, La promesse de l’aube témoigne aussi de la force de l’amour filial. Qu’il est si bon d’être aimé par les siens !

Gros-câlin

Gros-câlin fait partie des livres édités sous le pseudonyme Émile Ajar et, bien qu’il ait été édité sous un autre nom, c’est l’un des meilleurs livres de Romain Gary. Publié en 1974, il met en scène deux protagonistes que tout oppose : un homme et un python.

Monsieur Cousin n’est point heureux. Aucune compagne à retrouver le soir, pas d’amis avec qui boire un verre après le boulot… Désespérément seul, il souffre beaucoup.

Plutôt que de renforcer ses relations humaines, le narrateur prend une décision des plus surprenantes. Il se lie d’amitié avec un python. Par ailleurs, ce reptile long de plusieurs mètres peut l’étreindre à tout instant. 

Hélas, le nouvel ami de Monsieur Cousin n’est pas vu d’un très bon œil… Les parisiens oscillent entre fascination et dégoût. Mais qu’importe ; un ami reste un ami !

En réalité, Gros-câlin est une fable humoristique. Toutefois, l’auteur y annonce les prémices d’une société ultra-individualiste, davantage tournée vers les choses matérielles au détriment de l’être humain. 

Encore un coup de maître de cet auteur pas comme les autres. Eh oui, Gros-câlin est l’un des meilleurs livres de cette époque !

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Gros-Câlin Gros-Câlin

La Vie devant soi

La Vie devant soi est le second roman qui paraît sous le pseudonyme d’Émile Ajar. Il fut publié en 1975 au Mercure de France, une revue française mensuelle créée en 1672.

Dès la parution de ce livre, l’univers littéraire connaît un bouleversement hors-normes ! Il est finalement récompensé par un prix Goncourt, le second pour l’auteur. 

La Vie devant soi raconte la vie de Madame Rosa par l’intermédiaire de Momo, son fils adoptif. Il s’agit d’une vieille femme d’origine juive ayant vécu l’un des plus grands crimes contre l’humanité du 20e siècle : l’Holocauste.

Après un passage inoubliable à Auschwitz, elle réussit à reprendre son existence d’avant malgré les traumatismes.

Pour survivre, la courageuse Rosa doit faire l’impensable. Elle en vient à se “défendre avec son cul”, une expression de Momo qui veut dire “se prostituer”.

Plus tard, elle ouvre une pension clandestine pour enfants assez spéciale. Les prostituées de sa rue viennent y laisser leurs bambins afin d’échapper à l’assistance sociale et aux divers proxénètes.

Les allées et venues se déroulent sans encombre, jusqu’au jour où elle accueille Momo, un maghrébin âgé de 14 ans.

Dès lors, Rosa lui transmet un amour incommensurable. Son affection sincère finit par atteindre le cœur du petit garçon. 

Quelles années plus tard, il accompagne sa mère adoptive vers la fin de son existence… 

La Vie devant soi a été adapté au cinéma deux fois : en 1977 et en 2020.

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La vie devant soi La vie devant soi

Les Cerfs-volants

Les Cerfs-volants est le titre du dernier roman édité de son vivant. Publié en 1980, il paraît sous sa véritable identité : Romain Gary.

Le narrateur Ludo rencontre le véritable amour de sa vie à l’âge de 10 ans. Il s’agit de Lila Bronicki, une aristocrate d’origine polonaise. La petite fille vit dans le château familial avec sa famille. 

Mais l’amour a ses raisons que la condition sociale ignore. Ludo se heurte rapidement au fossé qui les sépare. Tandis qu’elle ne connaît que l’opulence, il essaie de survivre tant bien que mal.

Quelques années plus tard, Ludo devient le secrétaire particulier du papa de Lila. Impressionné par sa mémoire et son don pour le calcul mental, le comte Bronicki finit par l’engager.

C’est ainsi que le narrateur rejoint sa dulcinée dans son pays de naissance. Hélas, l’invasion de la Pologne durant la Seconde Guerre mondiale sonne le glas de ses espérances.

De retour en France, Ludo choisit de combattre l’envahisseur au sein de la Résistance. Ses missions consistent à construire et à faire voler des cerfs-volants aux quatre coins du territoire français.

D’un autre côté, Lila se met en couple avec l’officier nazi Von Tiele. Mais à la Libération, les choses se compliquent pour elle car tous les “collabos” sont activement recherchés.

L’amour de Ludo triomphera-t-il de ces épreuves ? Romain Gary répond à cette question dans Les Cerfs-volants, l’un de ses meilleurs livres publiés avant sa mort.

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